Canon D60, EF4/17-40 L USM, 200 ISO, RAW |
Depuis quelque
temps déjà je voulais
écrire
un petit tutorial pour utiliser le logiciel Capture One de Phase One.
Le logiciel s’améliore sans cesse et reste « la référence « parmi
les logiciels de conversion dédiés aux différents
formats brut. Actuellement on est arrivé à la version 3.5,
version née de la convergence de deux logiciels Capture One DSLR,
pour les appareils reflex, et Capture One pour les dos numériques
de la marque. Ceci explique le saut de la version 1.3 (C1DSLR) à 3.5
(la dernière version de Capture One pour les dos s’appelait
3.1). C1 3.5, bien étant un produit finalisé, verra sans
doute bientôt des évolutions notamment au niveau de la compatibilité avec
les nouveaux appareils ( D2X, EOS 20D, Fuji S3 Pro ) qui auront tous
adopté des
formats brut bien spécifiques. Cet article tente donc d’expliquer
le paramétrage et le flux de travail (workflow) pour bien maîtriser
le logiciel. Mais avant d’attaquer les fonctionnalités,
faisons un petit tour du coté des paramétrages préliminaires.
Très important pour notre flux de travail, il est indispensable
de régler les paramètres de la gestion des couleurs. Le
panneau correspondant dans Capture One réunit toutes les informations
nécessaires. Il reprend ses propres profils, enregistrés
lors de l’installation du logiciel et ceux présent dans
le dossier qui y est attribué par votre système d’exploitation.
(L’exemple pour Windows XP : Windows_ System32_Spool_Drivers_Color). |
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Première étape : Le choix du boîtier.
L’appareil
utilisé est à priori automatiquement choisi par le
logiciel dès qu’on a fait la sélection du dossier
contenant les fichiers bruts. Vérifiez quand même
de temps en temps si le logiciel a fait son travail….. |
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Deuxième étape : Le choix du bon
profil d'entrée. Selon l’appareil
que vous possédez, Phase One installe un ou plusieurs profils
dans le dossier Windows (voir plus haut). Il est ailleurs préférable
d’en choisir celui qui correspond à la situation de
prise de vue. Souvent le logiciel fait le choix automatiquement en
utilisant
les « profils génériques « livrés
pour les appareils reflex semi-profesionnels (Canon D30, D60, 10D,
Nikon D100, D70, Olympus E-1, E-10, E-20, Pentax * Ist-D et Fuji
S2 Pro). Exemple : « S2 Pro Generic V2 ». Phase One a
rectifié quelques
profils d’entrée entre temps et les marque « V2 » pour
deuxième version. |
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Troisième étape : Le choix du profil de l’espace
de destination. Capture One convertit de l’espace d’entrée
(Profil de l’appareil) vers un espace de destination qui dépend
de votre utilisation finale du fichier : sRGB est parfait pour des
images publiées sur Internet ou destinées à des
utilisateurs peu conscients ou mal équipés au niveau
de leurs équipement logiciel. L’utilisation de l’espace
sRGB minimise le risque d’un grand écart au niveau de
l’affichage. Si votre image est destinée à l’impression,
le choix d’un espace plus large s’impose. Un choix classique
: Adobe RVB 1998, très répandu parmi les « pros » du
pré presse et de l’impression. (Pour plus d’informations,
voyez mon article sur les espaces couleur). |
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Capture
One utilise le profil système de Windows pour l'ecran. Si
toutefois vous voulez en utiliser un autre il suffit de cocher
la case « Unlock
Monitor profile selection menu » pour rechercher manuellement
un autre profil existant dans votre dossier système. Le logiciel
vérifie au démarrage le profil du moniteur par défaut.
Si celui est différent du profil spécifié dans
C1 Pro, Capture One demande de choisir par l’intermédiaire
d’un panneau s’ouvrant à l’ouverture du
logiciel. Il est également possible d’acheter des profils
ICC d'entrée élaborés par Etcetera,
qui existent actuellement pour les boîtiers Canon ( 1D MK2, 1D,
1DS, 300D, D60, D30 ) est qui sont d'une meilleure qualité que
ceux fournis par Phase One. Ceci dit, je ne les ai pas encore testés.
Mon appréciation
est basée sur les informations récupérées
sur Internet. Une autre possibilité est la création de
profils à l’aide d’un logiciel dédié (Gretag
Macbeth Eye-One, Pictocolor Picto Color In
Camera etc.). |
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Le panneau « Préférences » avec
son onglet « Process
settings ». Il est préférable de prérégler
ici les paramètres pour l’accentuation, la suppression
du bruit et le « color banding »qui crée des stries
(aplats dans les zones uniformes) sur certains appareils (H20). Il
existe plusieurs stratégies pour effectuer l’accentuation
dans Capture One. Selon mon expérience, il ne faut pas effectuer
tout dans C1Pro, une combinaison de Capture One et Photoshop (renforcement
LAB) est plus efficace. De toute façon, la seule accentuation à l’aide
de Capture One ne suffit pas pour optimiser la netteté d’un
fichier issu d’un capteur C-Mos (Canon). Je préconise
un réglage doux (« Standard Look « 50/0 ) pour
Capture One, suivi d’un renforcement plus vigoureux dans Photoshop.
Capture One est très performant pour la suppression du bruit,
pour les images issus d’un appareil performant à la
sensibilité minimale,
je vous conseille le réglage à la valeur minimale (DSLR
noise suppression = 0). Même pour les sensibilités les
plus élevées
je déroge rarement à cette règle, l’apparition
d’un léger « grain » contribue souvent à la
structure de l’image. Rien ne vous empêche d’expérimenter
vous-même. La suppression du banding reste immuablement sur
la position la plus faible (Banding suppression = 0), l‘apparition
d'aplats n’a simplement plus lieu avec les "DSLR" modernes,
surtout en sortie Tiff 16 bits. |
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Les paramètres
de l’avertissement à la sur
et sous exposition correspondent au seuil d’écrêtage
admis pour les valeurs bouchées et grillées. Ceux-ci
sont affichées sous « Warning Color » (Avertisement
de Couleur) respectivement en couleur rouge ou bleu. J’ai
choisi ici les valeurs 7 et 247, les limites pour l’impression
Offset. Celle-ci a besoin d’une petite marge de sécurité à cause
de la conversion CMJN. On dispose ici donc d’une maîtrise
optimale des valeurs RVB. Un tableau de bord similaire se trouve dans
Photoshop sous « options » à l'intérieur des outils courbes
et niveaux. Il est possible de programmer un avertissement sonore
si on
juge la
coloration des zones limites trop offensive. Ce panneau commande aussi
l’histogramme, qui s’affiche en RVB (moyenne) ou en incluant
l’affichage des canaux particuliers. L'histogramme peut être
recalculé automatiquement après un recadrage (Crop).
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L’interface de C1 Pro. Plutôt bien organisée,
elle présente à gauche le contenu d’un dossier
d’images en vignettes, au milieu l’image choisie et à droite
la barre d’outils qui contient les outils principaux pour le
traitement et la conversion. |
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De
gauche à droite
1. Le nouveau
outil "Rotation" pour redresser les images ainsi qu'une fenêtre qui
affiche l'angle correspondant au decalage.
| 2.
Le Color Picker, affichant les valeurs RVB de l'image,
accompagné d'une loupe circulaire. |
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3.
La loupe pour agrandir le "Preview". L'affichage
perd rapidement en définition, son intérêt est donc limité.
4.
L'outil "Recadrage" libre
ou paramétré sur plusieurs tailles
et proportions de sortie .
5.
L'avertissement de Couleur, affichant les
couleurs hors gamut ( paramètrable
dans les préférences) . Voir
plus haut
6. L'affichage
en gamme de gris . Permet
l'affichage en noir et blanc.
7.
La prise en compte de la gestion des
couleurs dans l'affichage "Soft Proof"(clic droit pour
afficher le panneau "Color Management").
8.
Renforcement. Permet de prévisualiser l'effet du renforcement.
9.
Affichage simultané de deux photos. Pour
des comparaisons simplifieés.
10.
Ajustement de la taille de prévisualisation (Zoom
100%).
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White Balance (Balance des
Blancs)
Depuis
les débuts
du logiciel « Lightphase », conçu pour
fonctionner avec les dos Phase One,
le flux de travail est très bien
balisé et logique en soi. Après la capture
de l’image
en connexion directe avec l’ordinateur ou l’importation
dans un dossier d’images, la première étape
représente la balance des blancs ou plutôt la
balance des gris. Cette étape est très importante
car elle conditionne énormement l’aspect de
l’image.
La balance des gris se fait à l’aide d’une
petite charte grise « QP Card »ou Colorchecker sur
le gris moyen correspondant à 18%.
La balance sur un blanc peut conduire à une erreur
si le blanc est pur. Paradoxal, mais vrai : Le Blanc
"pur" peut cacher une dominante qui échappe à l’analyse
des valeurs RVB. Comme celles-ci s’arrêtent à 255,
des valeurs théoriquement supérieures seront
ramenées à ce seuil
! Le gris sombre est par sa tendance à faire apparaître
du bruit coloré inapte à servir comme cible
pour la balance des blancs. Comme celle-ci prélève
des mesures basées sur un seul pixel à la fois,
la précision en pâtira.
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Parmi
les commandes réellement intéressantes
et utiles on trouve le bouton « Set
as Capture
White balance » qui permet de procéder
ainsi suit : La première photo est faite avec la charte
de gris à l'intérieur du champ. Elle est neutralisée à l’aide
de la pipette. Un clic sur le bouton garde la mesure de la
balance des blancs et l’applique automatiquement aux
images suivantes. Cette balance reste active lorsqu’on
ne modifie pas la lumière. Le bouton »Restore
White balance back to last saved values » restaure
la dernière balance
des blancs enregistrée. Ceci permet au sein
d’une séance de travail de récupérer
la valeur du départ, très utile lorsqu’on
s’est trompé ! Le croix rouge accompagné du
point d’exclamation restaure la balance des blancs d’origine
enregistrée lors de la prise de vue. Un excellent « Panic
Button » pour retrouver les valeurs du départ.
Le menu déroulant qui se cache sous la petite flèche
abrite les préréglages pour la balance des blancs
qui reprennent les options présentes dans "Canon
File Viewer Utility" et dans
le menu de l'appareil. La balance automatique (
raccourci Ctrl.+W) est loin d'être efficace. Elle peut
parfois servir comme premier repère
mais s'avère d'être moins performante que la commande "Couleur
automatique" de Photoshop. |
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Le
bouton "Apply settings" abrite un outil
puissant pour appliquer des réglages aux fichiers choisis
préalablement. Cette commande est parfaite pour homogéniser
une série d'images ou pour réctifier la balance des blancs
simultanément sur plusieures photos. |
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Il
existent encore trois commandes pour travailler la couleur.
La première dispose d’une échelle ajustable pour
varier la température de couleur du « film »,
allant de 2000°K (froid) à 12000°K (chaud). C’est
très facile à comprendre pour un photographe mais
finalement je m’en sers très peu. La deuxième
commande dispose d’un « slider » pour la teinte,
allant de vert à magenta et la troisième commande
comprend une roue de couleurs très intuitive pour modifier
l’équilibre des couleurs. On peut considérer
que la pipette suffit dans 90% des cas pour déterminer
la bonne balance des gris, les autres outils sont complémentaires
et servent pour les 10% restants…
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La balance
des blancs peut être enregistrée et rappelée
ultérieurement. C'est
un plus pour les photographes qui travaillent souvent dans
des conditions stables
( studios photo) |
Exposure
( Exposition)
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Les
courbes personnalisées donnent la possibilité de
simuler differents rendus. C'est un peu comme
le choix d'un
film diapositif.
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La courbe "film
standard" désigne
une courbe aplatie aux extrémités avec un très
bon équilibre entre ombres et hautes
lumières. C'est la courbe que j'emploie dans 90% des cas.
"Film extra shadow" désigne
un rendu beaucoup plus clair et détaillé dans les basses
lumières, avantageux pour éclaircir les ombres sans
toucher aux tons moyens et les hautes lumières.
"Film high contrast" imite le rendu d'un
film diapositive du type Velvia 50 ou Ektachrome 100
VS. On force un peu sur la saturation des couleurs.
Ce rendu peut être intéressant pour exacerber
le contraste et les couleurs d'une scène.
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La courbe "linear
response" porte un faux nom. Il
ne s'agit pas d'une vraie courbe linéaire comme on
peut les trouver
dans les applications comme "Canon File Viewer Utility"
ou "Breeze Browser". Traditionnellement, la courbe
linéaire désigne la réponse brute d'un capteur
avec un gamma de 1.0 avant conversion vers un gamma moniteur
de 2.2. Cette
réponse brute donne une bonne base de départ pour les
images surexposées qui manquent du détail dans les
hautes lumières. La réponse linéaire
de Phase One se situe en réalité entre la réponse linéaire (gamma=1) et la
courbe standard ( gamma =2.2). |
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La
bonne technique pour maîtriser le logiciel et le traitement
de ses images consiste de bien exploiter
les outils du panneau "Exposition". Le but est
d'obtenir un histogramme équilibré qui dispose de
toutes les valeurs contribuables
à l'image. Il y a deux méthodes pour optimiser
une image dans C1Pro :
Le" brut
de scan". Capture
One sert principalement à récupérer
toutes les informations de la capture brute afin de
continuer et finaliser
le traitement dans un logiciel d'édition comme
Adobe Photoshop.Cette méthode convient aux
utilisateurs aguerris de Photoshop qui hésitent de
s'engager dans
l'apprentissage
d'un nouveau logiciel. Suivant cette logique, on s'assure
que l'image est "pleine" et peaufine le réglage
du contraste, le renforcement et la couleur dans Photoshop.
Cette méthode est certes valable, mais c'est
néanmoins
dommage de sortir du mode 16 bits et de l'univers
RAW avec sa souplesse pour effectuer ses corrections
en 8 bits ( Photoshop Elements, Paintshop Pro etc.).
Il est préférable de travailler ainsi qu'avec
des applications qui offrent un vrai support 16 bits
( Photoshop CS, Picture Window Pro). |
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La
stratégie du tout Capture One.
Capture One offre les outils les plus complets et performants
parmi les "RAW converters". On pourrait donc être
tenté
d'effectuer l'intégralité du traitement
d'image dans ce logiciel. C'est,
hélas, un rêve. Un passage dans Photoshop
est indispensable. Une image numérique nécessite
souvent un travail sur les calques , les couches et les
fonctions de retouche
de Photoshop. J'ai constaté que Capture One n'arrive
pas
à effectuer un renforcement satisfaisant avec
les fichiers issus d'un capteur CMOS ( Canon D60, 10D,
300D, 1DS)
qui nécessitent un traitement bien plus agressif que
ceux en provenance d'un CCD. J'ai donc opté pour un
renforcement
"basique" très faible dans Capture One et
un deuxième traitement
en mode LAB dans Photoshop. On arrive ainsi à une
atténuation
du bruit plus convaincante et cela sans passer par des logiciels
spécialisés ( Noise Ninja etc.). Il m'arrive
aussi de reprendre dans Photoshop les niveaux d'une image
finalisée dans
C1Pro, le logiciel danois privilegiant la douceur et
l'equilibre. Il faut donc combiner les forces de Capture
One et Photoshop pour un résultat vraiment optimal
! |
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La commande "EC" (compensation
d'exposition) représente souvent la première étape
pour l'ajustement des images. Elle
permet
de rééquilibrer les valeurs de tons tout en ramenant les
valeurs
écrêtéesà l'intérieur de la gamme reproductible. La commande"CC"
(compensation du contraste) est moins utile mais permet
parfois de dompter les valeurs extrêmes en diminuant le
contraste
d'une image. |
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La saturation des couleurs est un élément très
important de C1 Pro puisqu'il permet de compenser la saturation
des couleurs
parfois défaillante des profils ICC livrés avec l'application.
N'hestitez pas de la régler par défaut sur une valeur de 5%
pour booster les couleurs ! |
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LA CORRECTION D'EXPOSITION - COURBES ET NIVEAUX |
Des images perfectibles, la correction préconisée et l'image
corrigée... |
FOCUS
(MISE AU POINT)
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De gauche à droite : Mise à jour
automatique de la mise au point, visualisation de la fenêtre
en noir et blanc, agrandissement
de la fenêtre de mise au point en trois paliers, application
du renforcement choisi pour d'autres images.
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Sous
l'onglet "Focus" sont rassemblés : Agrandissement à 100
% avec conversion"on the fly" et les options
de renforcement. Comme le logiciel est obligé de
convertir les données brutes
pour afficher un détail en haute qualité (le
preview est rien d'autre qu'une imagette en basse qualité),
la mise à jour
des détails peut prendre quelques secondes.. ..Cette
commande est
néanmoins bien pus rapide que l' équivalent
chez Canon, Breeze et Nikon Capture. L'outil permet donc
un aperçu précis et
rapide pour visualiser le renforcement. Celui-ci agit sur
deux paramètres
et permet deux "méthodes" différentes: "Soft
Look" , plus
faible et "Standard Look", plus prononcé. "Amount "(Quantité)
est l'equivalent de "gain" sous Photoshop, "Threshold" signifie
le "seuil". En cochant/décochant "Preview
Settings" on peut
comparer l'effet du renforcement sur l'image. Pour le renforcement
il existent plusieurs façons de faire. Si on connaît
l'utilisation finale de son image, on peut privilégier
un renforcement prononcé
sous Capture One. Une image CMOS en provenance d'un capteur
Canon peut facilement supporter un renforcement de 150/0
pour une impression jet d'encre. Un tirage minilab demande
un traitement plus doux.Pour les tirages sur papier photo je
conseille un renforcement de 50/0, suivi d'un renforcement
en Photoshop qui agit uniquement sur la couche L en mode LAB.
Cette stratégie vous épargne un gain trop
prononcé dans
les ombres. Certains photographes prônent l'abstinence au renforcement
dans Capture One et laissent cette tache à Photoshop qui
offre avec des commandes sur trois paramètres plus de souplesse. |
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PROCESS
(DEVELOPPEMENT)
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Capture
One permet de lancer trois files d'attente de développement
avec
trois configurations différentes.
En cochant les trois cases "Enable Output" on
peut par exemple choisir de développer une sortie
haute qualité en
Tiff16 bits / 100% / 300dpi / Adobe RGB 1998, une
autre en Jpeg / 50% / 72 dpi / sRVB et une troisième
en Tiff
8 bits /100% / 300 dpi avec un profil d'imprimante
pour la sortie en jet d'encre. Et tout cela en quelques
clics ! |
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Ça
y est, notre image est prêteà être
développée, convertie dans un format plus largement
reconnue. Capture
One se montre ici très versatile est performant. Sachant
d'abord que la version professionnelle abrite des algorithmes
d'interpolation très performants, supérieurs à Photoshop
avec son interpolation bicubique. Si vous voulez augmenter
la taille de votre sortie au-delà de la taille normalement
admise (100%), cette étape devrait se faire dans Capture
One. Pour des résultats photographiques, une augmentation
de plus de 150% n'est toutefois pas conseillé. C1 Pro propose
les TIFF 8 bits et 16 bits ainsi que le Jpeg dans trois
qualités de compression. Pour un traitement optimal,
forcez vous à sortir des TIFF 16 bits, incomparablement
plus souples pour la post production dans Photoshop
7 et CS. L'enregistrement final vers le Jpeg s'effectuera
à la fin dans Photoshop. J'ai constaté une qualité
perfectible des Jpeg générées dans Capture One, là
encore, faites la conversion dans Photoshop. Le flux de
travail de la gestion des couleurs ( Color Management workflow)
vous propose cinq options:
"Convert
to destination" (convertir vers (espace)
de destination). C1
Pro effectue une conversion de son profil
ICC vers l'espace cible spécifié sous "Output
destination" sur le panneau de réglages couleurs
"Color Management settings".
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"Embed
camera profile"(encapsuler le profil de
l'appareil). C1Pro
garde le profil ICC de l'appareil et l'intègre
dans le fichier. Photoshop se charge de la
conversion vers son espace de travail. |
| "Convert
to generic greyscale" (convertir vers
echelle de gris générique). C1Pro
se charge de la conversion vers un profil noir
et blanc générique. Il existe de meilleur procédé
pour convertir une image vers le noir et blanc... |
"Convert
to web destination" (convertir vers
un (espace) de destination Web. Permet
de déterminer un deuxième espace
de travail RVB dédié au Web (sRVB
etc.) C1Pro reprend l'espace de travail Web spécifié dans
le panneau couleurs (Web destination). J'utilise
ce choix pour des
images destinées pour l'Internet et le tirage sur
minilab "Frontier". |
"Convert
to proof destination" (convertir vers
un (espace) de destination épreuve. Si
vous souhaitez effectuer une conversion directe
vers un profil d'imprimante, vous pouver
déterminer
ici votre choix. Ici encore, Capture One adopte
le profil "Proof destination" choisi à l'intérieur
du panneau "Gestion des couleurs"(Color
Management settings). |
Un des avantages
principaux de Capture One est le traitement par
lot, ultrasimple
à paramètrer et capable de travailler en multi
tâche. Il est possible de continuer à préparer
des fichiers pendant que le logiciel travaille
sur la conversion d'une longue liste de fichiers.
Aucun autre logiciel permet ce flux de travail
optimisé qui vous économise beaucoup de temps
sur l'ordinateur. Et c'est qu'attend finalement
un photographe ! |
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| De gauche à droite
: traiter les images sélectionnées,
ajouter une image à la file
d'attente, enlever l'image sélectionnée
de la
file d'attente, traiter le lot, changer
le dossier des images converties, explorer
le dossier des images converties. |
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On commence à trouver des
alternatives à l'espace Adobe RVB 1998. L'espace ECI-RVB,
développé par la "European
Color Initiative" tente de s'imposer auprès du
pré presse et de l'impression. Photo
Gamut RVB s'impose comme choix possible destiné à l'impression
jet d'encre et minilab numérique, puisqu'il est moins large
que Adobe RVB 1998 tout en couvrant l'espace des principaux
périphériques photo. A suivre... |
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DIVERS
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C1 Pro peut afficher les détails de prise de vue à droite
de la vignette . Il existe encore quelques "bugs" concernant
la lecture des informations EXIF dans Capture One. Exemple
: Le mode d'exposition s'affiche toujours comme priorité
d'ouverture ! |
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La fonction"Quick
Proof" est très intéressant
pour la création
rapide de petits fichiers destinés à l'impression
des planches-contact, la création de pages Web etc.
C1Pro sait ainsi rapidement générer
des fichiers vignettes d'un dossier d'images complet avec
gestion des couleurs. La création
de fichiers HTML est également
proposée. J'utilise le
Quick Proof pour la préparation de mes planches-contact que
j'effectue ensuite à l'aide de "Proof-Printer",
excellent logiciel développé par Vincent Blocquaux. |
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LE
COLOR EDITOR
Le " color editor"
est un outil pour modifier les profils livrés avec le logiciel
Phase One. Les experts et les bricoleurs trouvent
ainsi un moyen pour se dépenser. Une image (ici une charte Color
checker) sert comme point de départ. Un clic sur une couleur
permet ensuite sa modification sur plusieurs paramètres. Les
changements
peuvent être affichés en cours du travail ou après la création
du nouveau profil à l'aide du "Color edit inspector" qui permet
même une visualisation en 3D et en animation. C'est un outil
très puissant mais trop pointu pour un novice dans la couleur.
Le "Color
editor" fait uniquement partie de la version Pro du logiciel ! |
LE PLUG-IN DEMOIRIZE
"Demoirize" est un
puissant Plug-in pour Photoshop qui fait partie du "package
C1Pro". Il offre des outils
pour lutter avec succès contre
le moirage, un ennemi redoutable des photographes numériques.
Demoirize permet de choisir dans Photoshop les parties affectées
qui sont
ensuite traités en utilisant un des outils "Advanced", "Unicolor
Textiles" ou "Skin and Hair". |
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