Comparaison -Suite

 

Il était temps de tenir compte des nouveaux appareils et logiciels de conversion - ci-dessous donc les dernières données :

 

Phase One C1 Pro 3.5- Canon Digital Photo Professional-Adobe Camera Raw Plug-In v2.2

 

Canon Eos 1D MKII, EF 2.8/15, F13, 1/500s, 200ISO, RAW converti vers Jpeg

C1Pro 3.5
Adobe Camera Raw 2.2
Canon DPP

 

Canon EOS 1D MKII, EF2.5/50 Macro, F5, 1/125s, 200 ISO, RAW converti vers Jpeg

 

C1Pro 3.5
Adobe Camera Raw 2.2
Canon DPP
Toutes les images ont été développées avec les options par défaut de l’application. Pour ne pas mettre en péril l’objectivité des résultats, les options pour la réduction du bruit ainsi que le renforcement ont été désactivées ! Le renforcement était appliqué sur les fichiers Tiff 16 bits récupérés dans Photoshop, la commande « Plus Net »….

C‘est presque ennuyeux, mais encore une fois C1 Pro démontre sa supériorité au niveau des algorithmes de traitement. L’attente était payante (690€ HT), mais se solde par des résultats plus équilibrés que ceux de ses concurrents : Des détails dans les basses lumières sans pour autant percer les hautes lumières, un piqué remarquable et un bruit bien contrôlé. J’ai remarqué également une très bonne correction des franges rouge vert, signe d’une aberration chromatique très répandue parmi les appareils numériques. Camera Raw 2.2 produit des images plus plates, avec une courbe de gradation bien longue. Malgré ceci, il souffre des aplats désagréables dans les basses lumières (cassures de tons), détectables dans la masse sombre du réverbère et dans les feuilles de la première image.On trouve également un gain plus prononcé qui se traduit par plus de grain. Les verts sont aussi « morts « que chez Canon….
Le nouveau logiciel Canon DPP est plutôt rapide, mais néglige les basses lumières qui manquent de modulation, et la correction des franges, plus prononcées ici qu’ailleurs. L’image est nette et très propre. Le manque de détails dans les basses lumières n' évite pas les dérapages dans les antipodes ( voir les hautes lumières brûlées dans la première rangée de la deuxième image) !

C1 Pro est donc un "must" pour tout utilisateur exigeant du "Mark II".

 

Phase One C1 Pro 3.5- Nikon Capture 4.1-Adobe Camera Raw v2.2

Nikon D70

Nikon D70, AF 3.5-5.6/24-120 VR, F10, 1/1000 s, ISO 200, NEF converti vers Tiff

C1 Pro3 .5
Adobe Camera Raw 2.2
Nikon Capture 4.1
Il est beaucoup plus difficile de départager les trois logiciels sur des fichiers du Nikon D70. La qualité est généralement bonne ce qui laisse deviner que les éditeurs sont plus à l‘aise avec le format NEF spécifique du D70, légèrement plus compressé par rapport à ceux du D100. Ce qui frappe, c’est une relative faiblesse d’ « Adobe Camera Raw » au niveau des couleurs et une force indéniable de « Nikon Capture 4 », délivrant des fichiers TIFF d’une netteté remarquable et d’une présence certaine. Capture One se situe entre les deux au niveau de la qualité des résultats, offrant un modelé plus doux que l’application Nikon avec des basses lumières plus lisibles. Nikon montre pourtant ici une excellente performance, déjà constaté lors du premier périple des tests à partir des fichiers en provenance du D100 (voir Comparaison 1). Adobe Camera Raw est ici encore le logiciel qui produit le plus de bruit par défaut !

 

Nikon D70, AF-D 3.5-5.6/24-120 VR, F8, 1/125s, 200 ISO, NEF converti vers jpeg

 

C1Pro 3.5
Adobe Camera Raw 2.2
Nikon Capture 4.1
Le deuxième exemple semble souligner les propos concernant la première photo : Camera Raw livre une dynamique limité qui, malgré la douceur apparente, ne parvient pas à atteindre la richesse des détails produite par les deux autres logiciels. Les différences entre C1 Pro 3.5 et Nikon Capture sont presque imperceptibles. On remarque néanmoins un contraste un peu plus fort coté Nikon avec des ombres plus foncés. Encore une fois, C1 Pro brille par un équilibre avantageux entre douceur et piqué, en passant par une gradation quasi parfaite.

Nikon D1H

Nikon D1H, Sigma EX 4-5.6/12-24 DG, F10, 200ISO, NEF converti vers Jpeg

C1 Pro 3.5
Adobe Camera Raw 2.2
Nikon Capture 4.1
Un exemple extrêmement éprouvant pour les trois logiciels : un contre-jour accompagné d’un contraste très élevé. C’est sur des images comme celle-ci que l’écart entre les logiciels se creuse : Une supériorité écrasante pour le logiciel de chez Phase One. Ici c’est lui seul qui arrive à décerner du détail dans les parties du ciel proche du soleil ! Dans les ombres, situation identique. Le Danois confirme l’excellence de ses algorithmes. La netteté est également meilleure chez Phase One. Les deux autres logiciels sont ici a peu prés équivalent coté performances, Nikon privilégie toujours un contraste vigoureux avec un effet de bord plus marqué que chez Adobe, plus lisible dans les ombres.

Nikon D2H

Nikon D2H, AF-D 3.5-5.6/24-120 VR, F7.1, 1/180 s, ISO 400, NEF converti vers jpeg

 

C1 Pro 3.5
Adobe Camera Raw 2.2
Nikon Capture 4.1
Carton Jaune pour le Nikon D2 H qui « brille » à 400 ISO d’un nouveau de bruit excessif. Avec les réglages par défaut des logiciels on n’arrive pas à maîtriser ce phénomène. Gros travail de « Neat image » ou « Noise Ninja » en vue. Dans les trois logiciels on dispose déjà de tout ce qu’il faut pour » faire taire le bruit », mais ici c’est pas le but du manœuvre, impartialité oblige…Les trois logiciels se comportent comme prévu, « Adobe Camera Raw 2.2 » avec le plus de bruit et un contraste ainsi qu’une saturation faiblarde, « Nikon Capture »avec des ombres bouchés et « Capture One C1 Pro » avec les images les plus équilibrées. "Nikon Capture" dispose de la meilleure gestion du bruit par défaut et C1 Pro 3.5 du meilleur piqué.

 

Conclusion

 

Soyons clair, chacun des logiciels dispose des arguments suffisants pour cautionner son utilisation. Les différences du « flux de travail » à part, tous peuvent donner satisfaction aux utilisateurs. Mais chaque photographe souhaite d’obtenir les meilleurs résultats sans passer des heures et des heures à rectifier ce qui devra être bon au départ….
C1 Pro 3.5 est le vainqueur incontestable du lot ; les profils d’entrée livrés avec le logiciel sont justes, la qualité est toujours bonne et homogène et la latitude du fichier brut est exploitée au maximum.
Nikon Capture 4.1 reste un excellent choix pour les Nikonistes, malgré un contraste parfois excessif causant une perte de détails dans les basses lumières. Le « piqué » est excellent et la colorimétrie très bonne.
Adobe Camera Raw 2.2 offre une excellente compatibilité avec quasiment tous les appareils du marché, mais n’arrive pas au même niveau que les deux autres. Les images sont « molles », moins définies et souvent pas assez saturées. On observe également des « cassures », peu naturelles, dans les basses lumières.
Canon DPP est rapide, commode à utiliser mas souffre du même défaut que son aîné FVU. Les ombres sont systématiquement bouchés, l’image est polluée par du moiré et des franges colorées.