Do Labs DxO Optics Pro

 

Nikon D2H, AF-S 2.8/17-35 D, F11, 200ISO, Jpeg

 

La jeune start-up française DO Labs est depuis quelque temps un abonné des « news » de la photographie numérique. Filiale d’une société américaine, elle introduisait un logiciel pour mesurer la qualité d’un couple appareil photo numérique/objectif, basé sur des algorithmes élaborés par des mathématiciens français. Le logiciel « DxO Analyzer » se charge de mesures faites à partir des mires spéciales et quantifie vignettage, distorsion, aberration chromatique et le flou ( lens blur) . Le logiciel connaît un succes fou auprés des publications francaises ( « Chasseur d’images » et « Le Photographe ») et étrangers ( des sites Web comme « DP-Review » et « Luminous Landscape »). Pour la première fois, une application se charge d’analyser la qualité des équipements numériques tout en obtenant des mesures précises et comparables. Il était logique d’aller plus loin et de proposer un logiciel capable de traiter automatiquement les défauts optiques en provenance de fichiers numériques . Il s’agit d’un marché important puisque aujourd’hui les "phone cam" (téléphones portables avec fonction photo) commencent à s’introduire dans le monde. Disposer d’une correction automatique intéressera également le monde du façonnage photo, des modules capables de détecter l’appareil (via les données EXIF) et de corriger les défauts des images des APN seront très sollicités. « DxO Optics Pro », le logiciel en question, est basé sur trois parties.
Le module principal s’occupe du calcul mathématique et deux autres modules contiennent les profils élaborés pour l’appareil photo et l’objectif. Chaque objectif nécessite son propre module. L’utilisateur est donc invité d’investir dans autant de modules qu’il possède des optiques. « DxO Optics Pro » assure donc la correction de vignettage, distorsion, aberrations chromatiques et optimise le piqué. Il permet le traitement par lot et dispose d’une vitesse de fonctionnement confortable (environ 10 secondes par image avec un Duron 1.2Ghz et 1Gb de RAM). L’application, entièrement en Anglais, le marché français est, hélas limité, se pilote avec une simplicité déconcertante. L’interface utilisateur est très simplifié et se limite à très peu d’options paramétrables. Lors de la sortie du logiciel mi-Mai je me suis procuré en téléchargement libre quelques modules d’essai qui n’étaient pas opérationnelles. La version Mac OS X ne voulait pas s’installer sur un ordinateur dépourvu du moteur Altivec (tous les Mac pré-G4) et la version Windows n’acceptait pas les images faites en Jpeg à partir d’un 10 D. Mais, ça y est, maintenant tout est rentré dans l’ordre et ma deuxième tentative fut couronnée par le succès. Le module prévu pour la combinaison Nikon D2 H/ AF-S 2.8/17-35 D n’avait aucun mal à s’installer sur mon PC sous Windows XP Pro. C’est donc signe de la bonne réactivité de l’équipe DO Labs. Actuellement, seule la version pour fichiers Jpeg en sortie Tiff 8 bits est disponible, une version « professionnelle » en RAW/ 16 bits est prévue pour la fin de l’année. Va falloir patienter un peu….

 

Interface

L’utilisation du logiciel est très simple : On recherche d’abord ses fichiers source (« Add »), choisit ses options de correction ( flou, distorsion, aberration chromatique latérale et vignettage), puis on clique sur « Start » pour démarrer la file de traitement.

Comme abordé un peu plus haut, les options dans ce logiciel sont très sommaires. On a le choix du suffixe du fichier traité pour le distinguer du fichier d'origine, de l’emplacement du dossier cible et du format de sortie (Jpeg ou Tiff/8 bits). C’est tout !

Le choix du bon module de traitement s’effectue automatiquement.

Affichage pendant le "développement"..

 

DxO propose ensuite de visualiser le résultat dans un navigateur maison , avec la possibilité d’alterner entre les deux images « Avant/Après » pour afficher l’amélioration apportée par le logiciel.

 

Résultats

Nikon D2H, AF-S 2.8/17-35 D, F11, 1/125s, ISO 200, NEf converti vers Jpeg

 

Fichier Brut Jpeg
DxO
Capture One 3.5(RAW)

 

Nikon D2H, Nikon AF-S 2.8/17-35D, F11, 1/500s, ISO 200, NEF converti

 

Fichier Brut Jpeg
DxO
Capture One 3.5(RAW)

 


Faute d’avoir une optique de mauvaise qualité à ma disposition( le 2.8/17-35 AF-S est parfait à F11)pour ce test, je n’ai pas insisté pour vous livrer des exemples de distorsion ou aberration chromatique…. Même en passant à 200% l’aberration chromatique (franges colorées) n’est pas détectable sur les photos prises avec le couple Nikon D2 H/ AF-S 2.8/17-35 D. Preuve de la haute qualité de l’ensemble…La distorsion, bien qu’existante, n’est pas assez marquée pour être rendu visible sur des images destinées au Web – désolé ! Un test prochain avec un EOS 1DS est prévu. Il faut éviter de faire transiter ses fichiers Jpeg bruts par une autre application. La moindre modification des données EXIF d'origine rend le traitement dans DxO impossible ( le logiciel refuse l'execution ! )

Sans être spectaculaires, les algorithmes de Do Labs font du bon travail sur les fichiers Jpeg du D2H. On reste encore loin des performances obtenues avec Capture One C1 Pro 3.5 à partir d’un fichier NEF. Mais ça, c’est une autre histoire…. Une remarque pourtant : Le renforcement, peu destructif, de DxO est un peu faible pour mon goût, mais se marie bien avec un tirage sur une Frontier ou autre mini lab. Pour une sortie jet d’encre, un passage par Photoshop pour forcer un peu plus sur la netteté me semble inévitable. »DxO »est donc pratique pour l’amélioration en « batch » de ses photos prises en Jpeg. Je rêve déjà de la version compatible avec les fichiers RAW. Le tarif moyen du logiciel ( il dépend du boitier et le nombre des modules optique) est un peu élévé pour un amateur, mais reste abordable pour un photographe professionnel.Pour toute information supplémentaire rendez-vous sur le siteDo Labs...