Adobe Lightroom 1.0 - Une avant-première |
Remarque : Le produit n'étant pas encore commercialisé, je considère cet article comme une avant-première ... Avec Photoshop Lightroom (il s’agit là de son nom officiel, mais nous allons l’appeler par la suite simplement Lightroom), son éditeur Adobe à adopté un nouveau mode opératoire pour la commercialisation d'un logiciel. Soucieux de démontrer sa présence sur le marché des logiciels photo « tout-en-un » (ainsi que pour barrer la route à son concurrent, Apple Aperture), l'éditeur avait mis à disposition (pendant un an) les versions bêta publiques successives du logiciel. Des nombreux utilisateurs pouvaient ainsi télécharger le logiciel gratuitement, leurs remarques permettaient à son éditeur d'en peaufiner les principales fonctionnalités, l’interface et les outils de cette « vitrine technologique » en voie de finalisation.
Plume, Saint Brevin. Canon 1Ds, EF 1.4/50 mm. L’interface graphique de LightroomLightroom place l’image au centre de son interface, approche entièrement nouvelle pour Adobe. L’interface graphique comporte cinq modules qui gèrent chacun des tâches particulières.
Gérer des images dans la bibliothèque de LightroomLightroom dispose de plusieurs modes d’affichage, identiques pour chaque module. Vous pouvez les sélectionner via la barre des menus (Fenêtre>Mode d’affichage) ou les faire défiler un par un à l’aide du raccourci F. Lightroom est encore incapable de tirer profit de deux écrans. Le mode Normal affiche l’interface dans sa propre fenêtre qui n’exploite pas toute la surface de l’écran (Ctrl/Cmd + Alt + F).
La bibliothèque en mode Plein Ecran
Le mode d'affichage Ensemble
Les outils de classement du module Bibliothèque Lorsque vous avez importé les fichiers d’une prise de vue via la boîte de dialogue Importer des Photos (présentée plus loin), vous devez effectuer un premier tri pour séparer les photos réussies des photos médiocres ou ratées. Lightroom emprunte à Bridge et iView Media Pro un système de notation qui attribue des notes allant d’une à cinq étoiles (option Photo>Définir la note, ou raccourcis claviers de 1 à 5). Un dossier temporaire (Collection rapide) accueille les images retenues lors d’un premier tri efficace, effectué à l’aide du raccourci B.
Lightroom permet de créer plusieurs bases de données, il n’est donc pas obligatoire de stocker tous les fichiers au sein d’une bibliothèque unique. Appuyez au démarrage de Lightroom simultanément sur la touche Ctrl. /Cmd pour accéder à une boîte de dialogue en charge des paramètres relatifs à la ou les bases de données du logiciel. Sous Créer une base de données … vous pouvez spécifier une bibliothèque supplémentaire, vous pouvez demander que cette base de données soit chargée à chaque démarrage du logiciel, ou vérifier son intégrité. Les préférences de Lightroom (Edition>Préférences>Général>Bibliothèque par défaut) vous livrent des réglages supplémentaires pour la gestion des bibliothèques… Importer des fichiers RAW dans LightroomÀ première vue, la commande Importer des Photos (Fichier>Importer des photos), ou raccourci Ctrl/Cmd + Shift + I) semble complexe, mais ses nombreuses options s’avèrent rapidement indispensables pour éditer vos photos avant même de les avoir importées dans Lightroom. Le logiciel est même capable de détecter l’insertion d’une carte mémoire dans le lecteur de carte.
La boîte de dialogue Importer les photos.
Le panneau Importer des photos permet aussi d’ajouter un jeu de métadonnées à tous les fichiers importés (option Métadonnées) – par exemple, ajouter un copyright aux images –, ou d’appliquer une partie des réglages habituellement effectués au sein du module Develop. Sur la capture précédente, le jeu de réglages appliqué avait pour but d’optimiser le rendu des couleurs d’un Canon 1Ds ; il a été déterminé à l’aide de la méthode décrite dans le chapitre 5 (à la section « Étalonner votre boîtier avec Camera Raw »). Lightroom, Camera RAW et XMP
Camera RAW 4.x est parfaitement compatible avec Lightroom en ce qui concerne ses fichiers XMP. Développer des fichiers RAW dans le module Develop
Le module Développement, véritable centre de contrôle du traitement des fichiers RAW. Le module Développement partage l’interface générale du logiciel : vous pouvez faire disparaître les deux panneaux situés à gauche et à droite de l’aperçu afin d’afficher celui-ci en mode Plein écran (Fenêtre>Panneaux>Afficher/Masquer tous les panneaux). Les réglages suivants permettent un réglage encore plus précis de l’interface : appuyez sur la touche Espace pour un agrandissement de 100 % (un pixel de l’écran correspondra à un pixel de l’image) ; si vous cliquez avec la loupe sur un détail de l’image, celle-ci sera centré et agrandi à 100 % ; L’histogrammeL’histogramme de Lightroom est divisé en quatre zones qui apparaissent dès que vous déplacez votre souris sur l’histogramme ou sur une des quatre commandes de l’onglet Basic qui les héberge. Il indique ainsi les zones affectées et contrôlées par les commandes Noirs (Point noir), Lumière d’appoint (Ombres), Exposition (Tons moyens) et Récupération des tons clairs (Hautes lumières).
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Balance des blancs (BB) : le fonctionnement de cet outil est identique à celui de l’outil intégré dans Camera Raw. Reportez-vous à la correspondante pour des explications plus détaillées. |
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L’onglet Courbe des tonalités regroupe la fonction Courbe de Lightroom ainsi que des commandes très évoluées pour modifier la répartition des tons. Cet onglet a subi d’importantes modifications au fil des versions bêta successives et présente aujourd’hui l’approche la plus intuitive et la plus puissante des logiciels de conversion de ce début d‘année 2007. Comme pour l’histogramme, Lightroom « découpe » la courbe en quatre zones, respectivement appelées (de gauche à droite) « Tons foncés» (ombres), « Teintes sombres», « Teintes claires » et « Tons clairs » (Hautes lumières). Moyennant quatre petites flèches situées en bas de l’affichage, vous pouvez attribuer une étendue plus ou moins large à chacun des quatre segments. Mais vous pouvez aller encore plus loin. Quatre curseurs qui reprennent les appellations des quatre zones mentionnées permettent d’infléchir la courbe afin de modifier le contraste dans chacune de ces zones (dont l’étendue est, rappelons-le, déterminée par les quatre flèches). Les commandes Tons clairs, Teintes claires, Teintes sombres et Tons foncés sont toutes situées par défaut sur la valeur 0 ; vous pouvez augmenter le contraste de la zone correspondante en tirant le curseur vers la droite (valeurs positives et courbe en S) ou le diminuer en déplaçant le curseur vers la gauche (valeurs négatives et courbe en S inversée). Sachez qu’il est également (et tout simplement) possible de cliquer sur un point de la courbe, puis de le déplacer sur un axe vertical. Cliquez sur un détail de votre aperçu et l’histogramme affichera sa position sur la courbe. |
La version finale de Lightroom bénéficie d'un nouvel outil, appelé en anglais Target Adjustment Tool (TAT) , véritable commande sélective pour modifier la tonalité, la teinte, la saturation ainsi que les valeurs de gris - dans une gamme précise. Cet outil est d'ailleurs présent dans la fenêtre des outils Courbe des tonalités et TSL/Couleur/Niveaux de gris. Son emploi est d'ailleurs très intuitif et très facile à assimiler pour un photographe : cliquez sur l'icône de l’outil , située dans l’angle supérieur gauche des boîtes d’outils en question, puis effectuez un Ctrl.+clic (Mac) ou un clic droit pour l'activer. Un nouveau dialogue apparaît alors sur le bord inférieur de votre aperçu image. Le menu déroulant associé permet de choisir le paramètre modifié (Courbe des tonalités, Teinte, Saturation, Luminance ou Gris). Placez ensuite le curseur de l'outil sur la zone à modifier, maintenez la pression sur la souris, puis déplacez votre souris verticalement (vous pouvez également utiliser les flèches haut/bas de votre clavier) : selon le paramètre choisi, la zone sélectionnée s'ajuste, tout en limitant l'impact de la modification à cette zone précise.
Dans l’onglet Courbe à points, vous pouvez choisir la courbe employée par Lightroom. Par défaut, c’est la courbe moyenne (Contraste moyen) qui est sélectionnée, mais la courbe linéaire (Linéaire) est probablement un meilleur point de départ pour la plupart des images au format RAW. Le panneau Paramètres prédefinis affiche les courbes préenregistrées, génériques ou personnalisées.
Le potentiel des outils d’ajustement de Lightroom est extrêmement impressionnant ; faute de place, nous n’avons pu qu’en effleurer ici une toute petite partie, mais nul doute qu’un ouvrage dédié sera un jour le bienvenu.
Si vous avez un moniteur de dimension moyenne, les curseurs du module Develop risquent d’être trop petits pour une manipulation aisée. Augmentez votre confort de travail et surtout la précision de vos mouvements de curseur en cliquant sur le bord intérieur du panneau d’outils ; faites glisser le panneau vers l’intérieur de l’écran, puis lâchez la souris dès qu’il aura atteint la largeur idéale.
Ces trois onglets vous amènent sur un terrain connu, puisque Lightroom y récupère les fonctionnalités déjà utilisées par Camera Raw.
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L’onglet Détail regroupe les trois commandes pour accentuer (Netteté-Gain) ainsi que pour corriger le bruit de luminance (Réduction du bruit - Luminance) et le bruit coloré (Réduction du bruit - Couleur). Contrairement à Camera Raw, Lightroom ne permet pas d’activer l’accentuation pour l’unique affichage de l’aperçu. Pour simplifier l’évaluation de netteté d’un fichier, il vous faudrait donc accepter une accentuation par le logiciel – option bien peu réjouissante, l’unique curseur ne pouvant en aucun cas rivaliser avec la commande Accentuation de Photoshop qui agit sur trois paramètres... Je vous conseille donc de la désactiver (curseur sur la position 0) pour effectuer chaque accentuation dans Photoshop. Pour toute précision sur l’utilisation des deux curseurs de réduction de bruit, reportez-vous au chapitre 5 (« La réduction du bruit avec Camera Raw »). L’onglet Etalonnage de l’appareil photo dispose d’outils puissant mais assez complexes à utiliser. Les curseurs destinés à modifier la saturation et la teinte des trois couches couleur autorisent notamment une correction pointue de la restitution des couleurs de votre capteur et permettent de jouer avec des « filtres noir et blanc ». Les préréglages de Camera Raw 3.6, bien qu’identiques, ne sont pas encore compatibles avec ceux de Lightroom ; il faut donc rentrer les valeurs manuellement, puis enregistrer un nouveau jeu (Nouveau paramètre prédéfini de développement) qui apparaîtra ensuite parmi les préréglages du panneau Paramètres prédefinis. Les préréglages de Lightroom sont enregistrés dans nom_utilisateur/Bibliothèque/Adobe Lightroom/Develop Presets (sous Mac Os X) ou dans C:\Documents and Settings\nom_utilisateur\ApplicationData\Adobe\Lightroom\Develop Presets (sous Windows XP). |
À l’adresse http://www.volkergilbertphoto.com/goodies.html, vous trouverez bientôt des préréglages de calibration dédiés pour Lightroom.
Sous cette appellation quelque peu floue se cache un outil qui possède tout pour faire le bonheur des photographes contrariés par les sempiternelles poussières sur le capteur de leur appareil. L’outil Supprimer les tons directs n’est pas aussi puissant et versatile que les différentes déclinaisons des outils Tampon de duplication et Correcteur de Photoshop, n’imaginez donc sutout pas de pouvoir effectuer des retouches très sophistiquées- Photoshop y régnera en maître incontesté pendant quelques années encore…Toutefois, l’outil de Lightroom est simple et efficace : il suffit de choisir un des deux modes, Dupliquer ou Corriger, puis cliquer sur un détail à retoucher. Deux cercles apparaissent, délimitant les zones source et cible. Déplacez la zone source vers une partie de l’image disposant une luminosité et une texture proche de la zone cible ; le curseur Taille des tons directs permet d’adapter le diamètre des deux cercles aux dimensions du défaut à réparer, il est également possible de cliquer sur un des cercles pour ajuster leur périmètre d’intervention. Les touches Copier et Coller permettent de transférer la suppression des poussières sur d’autres images – idéal lorsque vous possédez toute une série d’images défigurées par les mêmes taches de poussière – ce qui ne vous dispense pas de contrôler ensuite chaque cliché de la série. Pour annuler toutes les modifications effectuées à l’aide de l’outil Tons directs, vous pouvez appuyer sur la touche Effacer.
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L'outil Dupliquer/Corriger (Supprimer les tons directs)
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Rien de plus faciler pour "copier/coller vos retouches de poussières" !
Mark Hamburg, créateur de l’historique de Photoshop et un des principaux développeurs de Lightroom, avait l’excellente idée de doter le logiciel de deux fonctions très utiles, l’historique et les Instantanés (snapshots) de RawShooter. Contrairement à l’historique de Photoshop, dont vous perdez toute trace après avoir quitté le logiciel, son alter ego dans Lightroom enregistre toutes vos modifications dans la bibliothèque, vous pouvez ainsi accéder à son contenu bien après avoir effectué les dernières modifications sur votre image. La fonction Instantanés ajoute des copies virtuelles reflétant le point culminant d’une modification de votre image. Ces copies restent, tout comme l’historique, disponibles à tout moment (en cliquant sur le nom de l’instantané, préalablement enregistré).
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En plus des préréglages que nous venons de mentionner – et dont vous trouverez une présentation détaillée dans le chapitre 5 (« Les filtres noir et blanc de Camera Raw ») –, Lightroom offre une multitude d’options pour aborder la transformation noir et blanc des fichiers RAW.
Bruxelles. Canon 1Ds, objectif Canon EF 4.0/17-4 L USM.
Le mélangeur de couches (Mélange des niveaux de gris) est un peu plus souple que son alter ego dans Photoshop CS/CS2 (Image>Réglages>Mélangeur de couches) puisqu’il propose de modifier les teintes orange, jaune, bleu vert, pourpre et magenta en plus des couches RVB (teintes rouge, vert et bleu). Pour transformer une image en noir et blanc, il vous faut tout d’abord désaturer l’image (via l’option Niveaux de gris de l’onglet Réglages de base).
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L’option Réglage auto effectue ensuite un premier réglage noir et blanc qui peut être affiné en déplaçant un des curseurs. Pour densifier un ciel bleu, vous pouvez par exemple déplacer le curseur Blues vers la gauche (valeurs négatives) ; un mouvement du curseur Reds vers la droite éclaircira les teintes chair d’un portrait ; quant au curseur Magentas, il peut permettre de foncer la couleur du rouge à lèvres d’un modèle (déplacement vers les valeurs négatives). |
Si le résultat procuré par le mélangeur de couches ne vous convient qu’à moitié, vous pouvez peaufiner le résultat à l’aide des commandes dédiées à la correction de la température de couleur (Température) et de la teinte (Coloris), ainsi qu’avec l’intégralité des outils qui permettent de modifier la tonalité (dans les onglets Réglages de base et Courbe des tonalités).
Cependant, Lightroom n’est pas confiné au monochrome noir et blanc : vous pouvez également effectuer des transformations sépia (Ton sépia) ou cyan (Cyanotype), grâce à deux préréglages dans le panneau Paramètres prédefinis, ou faire appel à un troisième préréglage, « Niveaux de gris patinés ». Vous pouvez également effectuer vos propres réglages et les enregistrer à l’aide du bouton « + » (Créer un paramètre prédefini). L’image suivante a été développée en utilisant le préréglage Niveaux de gris patinés.
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Photo prise avec un Canon 1Ds, objectif EF 2.0/100 USM.
Bien que son mode de fonctionnement soit bien différent de celui du mode Bichromie de Photoshop, la commande Virage partiel (Split Toning) permet d’obtenir des résultats assez proches et surtout très flatteurs. Bien que vous pouvez utiliser la technique de Virage Partiel avec tout type de photo, couleur ou noir et blanc, les résultats les plus intéressants sont obtenus à partir des images déjà transformées en noir et blanc.
Comme son nom indique, la commande Virage partiel sépare les tons clairs des tons foncés et permet ainsi de déterminer une teinte et de contrôler la saturation pour chacune des deux gammes de tons. Pour la photo suivante, j’ai opté pour une teinte bleue pour les tons foncés et pour une teinte jaune pour les lumières. L’effet demeure assez discret grâce à une saturation modérée (inférieure à 50 %) pour les deux gammes de tons.
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Ces réglages de la commande Split Toning ont été appliqués à la photo suivante.
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Bicycle dans les flots. Canon 1Ds, objectif EF 4/17-40 L USM.
Une fois que tous les réglages ont été déterminés, il faut envisager la destination des photos. L’esprit « tout en un » du logiciel permet de produire de multiples versions des fichiers RAW, que ce soit pour des planches-contacts, des épreuves de contrôle, des galeries Web en format HTML ou Flash, un diaporama pour votre ordinateur ou tout simplement des fichiers destinés à la post-production dans Photoshop. Je ne traite ici les fonctionnalités multiples des modules Slideshow, Print et Web ; je vous recommande donc la lecture d’un ouvrage dédié à Lightroom (par exemple « Lightroom pour les photographes » de Martin Evening) pour vous familiariser avec toutes les options non abordées ici.
L’exportation des images et leur enregistrement en format de fichier universel sont pris en charge dans la boîte de dialogue Exporter, accessible via le menu Fichier>Exporter, par le raccourci clavier Ctrl/Cmd + Shift + E ou un bouton situé dans le module Bibliothèque. L’option Exporter comme la photo précédente (Fichier>Exporter comme la photo précédente, ou le raccourci Ctrl/Cmd+ Alt+ Shift + E) permet de réutiliser les paramètres utilisés lors de votre dernière exportation. L’option suivante, Exporter (avec) des paramètres prédéfinis, autre nouveauté de la version finale de Lightroom, permet d’effectuer des conversions en vue d’une utilisation bien spécifique : l’export au format DNG, l’envoi par messagerie électronique, la préparation des images en format JPEG pour la gravure d’un CD…, ces préréglages ne nécessitent plus aucune intervention de votre part ! Lightroom est bien évidemment capable de développer simultanément un grand nombre de fichiers, il suffit pour cela de sélectionner plusieurs fichiers avant d’ouvrir la boîte de dialogue Exporter. Cette dernière abrite un grand nombre de paramétrages détaillés ci-dessous.
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Dans Emplacement d’exportation>Dossier de destination, vous pouvez sélectionner un dossier d’accueil pour vos fichiers convertis. L’option Nom de fichier vous permet de choisir un nom pour les fichiers convertis ; dans l’exemple présenté ici, on a choisi un « nom universel » composé du type d’appareil utilisé, de la date de prise de vue ainsi que d’un numéro séquentiel à trois chiffres qui démarre ici à 001 (Numéro de début). Lightroom permet l’enregistrement aux formats JPEG, PSD, TIFF et DNG. Les formats PSD et TIFF proposent une profondeur de 8 bits ou 16 bits/couche. Le format DNG est le format RAW créé par Adobe ; pour des raisons évoquées au chapitre 1 (section « Le format DNG »), je vous déconseille d’enregistrer au format DNG sans préserver vos « originaux » au format CR2, NEF, ORF, etc., Cependant, l’archivage simultané de fichiers Raw « propriétaires » (CR2, NEF etc.) et « universels » (DNG), bien qu’accompagné de lourdes conséquences pour votre espace disque, multiplie vos chances de pouvoir lire (et exploiter) vos fichiers RAW dans un futur pas si lointain. |
Fruit d'un développement assez long, Lightroom est une application conçue exclusivement pour les photographes - et non pas pour les spécialistes de la prépresse ! Le logiciel prend un malin plaisir de dissimuler ses fonctionnalités pour la gestion des couleurs « sous le capot ». Pour ne pas compliquer outre mesure la manipulation du logiciel, les développeurs d'Adobe lui ont doté un ancrage solide dans l'univers RVB. Les photographes souhaitant effectuer des conversions CMJN passeront leur chemin - Photoshop leur reste toujours dédié et préserve tout son intérêt. Il est ainsi impossible de prévisualiser à l'écran un tirage jet d'encre ou une impression offset, convertir vers, ou attribuer, un autre espace colorimétrique. Les photographes désirant créer un profil ICC personnalisé pour leur appareil photo numérique sont également « snobés» par les ingénieurs de Lightroom.
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Malgré les limitations mentionnées plus haut, Lightroom bénéficie comme tous les logiciels de conversion d’un espace de travail linéaire de dimensions généreuses, bien utile pour préserver la grande qualité des fichiers RAW. Cet espace de travail interne épand sur le gamut extra large de Pro Photo RVB et s'appelle, pour la petite histoire, Melissa RVB (ou Love Child RVB)… Les valeurs RVB prélevés à l’aide de la pipette de Lightroom correspondent d’ailleurs toujours à cet espace de travail propriétaire, tout en étant converties vers un gamma égal à 2,2. Le logiciel utilise le moteur de conversion colorimétrique de Photoshop (ACE) qui convertit vers l’espace Pro Photo RVB, Adobe RVB ou sRVB lors de l’export des images. (Notez que Camera Raw proposait un quatrième espace de travail, Color Match RVB, qui ne suscite plus aujourd’hui grand d’intérêt.) Je vous conseille d’utiliser l’espace Pro Photo RVB pour les photos destinées à la post-production sous Photoshop (en mode 16 bits/couche) et l’impression offset, Adobe RVB pour les impressions jet d’encre et sRVB pour vos tirages sur papier photo et vos illustrations Web.
Le gestionnaire d’impression est incontestablement une des plus belles réalisations du genre. Son interface sobre et élégante vous incite à utiliser votre imprimante bien plus souvent que réellement nécessaire. Faites attention : votre porte-monnaie ressentira les conséquences de chaque recharge de cet or liquide qu’on appelle plus prosaïquement cartouche d’encre !
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L’utilitaire d’impression de Lightroom (Print).
Le logiciel intègre de nombreux gabarits d’impression (modèles) qui vous permettent d’imprimer des planches contacts variées, plusieurs images sur une feuille ou simplement votre plus belle réalisation dans les formats proposés par votre imprimante. Le logiciel offre une grande souplesse pour la mise en page et même l’impression de certaines métadonnées (Informations sur la photo) ainsi que des marques de coupe, du folio des pages, etc.
Lightroom possède des réglages plus transparents que Photoshop pour la gestion des couleurs. La gestion des profils ICC est prise en charge par le logiciel lui-même (dans ce cas vous devez désactiver la gestion des couleurs dans le pilote de votre imprimante) ou déléguée à l’imprimante (option Géré par l’imprimante). Pour la résolution d’impression, Lightroom suggère 240 dpi, réglage que vous pouvez modifier selon vos besoins et habitudes de travail. L’accentuation pour l’impression, l’une des trois étapes d’accentuation préconisées par Bruce Fraser (voir la Bibliographie dans l’annexe de "Développer ses fichiers RAW"), est enfin possible grâce à trois réglages dédiés et accessibles sous Netteté d’impression. Cette accentuation finale vise à compenser la perte de netteté due aux procédés d’impression (jet d’encre laser ou sublimation thermique) et n’affecte pas votre image : elle est uniquement appliquée « on the fly », pour l‘impression.
Déjà disponible au sein de Photoshop et de Photoshop Elements, la création de galeries Web intéresse nombre de photographes. Là encore, Lightroom livre un outil à la fois très efficace et simple d’utilisation. L’explorateur de modèles offre de nombreux modèles dans les deux formats HTML et Flash, le module Web évoluera sans doute rapidement grâce à l’expertise réunie de Macromedia (Flash, Dreamweaver, Shockwave) et d’Adobe. Notez que vous pouvez d'ores et déjà personnaliser les modèles à l’aide des nombreuses options de mise en page ou avec un éditeur WYSIWYG, comme Dreamweaver ou GoLive. Lightroom possède même un module FTP pour vous aider à placer vos pages sur un serveur – il convient d’ajouter vos paramètres de connexion sous Serveur FTP : Paramètres personnalisés, puis lancer le transfert via le bouton Télécharger….
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Une galerie HTML produite avec Lightroom et affichée dans le navigateur Web Safari.
Notez que les fonctionnalités de la galerie Web peuvent être contournées pour convertir une série d’images en vignettes pour le Web – Lightroom se charge ainsi également d’une conversion du profil ICC, par défaut vers le profil sRVB.
Depuis la sortie de Lightroom en tant que logiciel bêta public, de nombreux photographes utilisateur Macintosh ont pris l’habitude de comparer Lightroom à Aperture. La commercialisation de Lightroom venue, une question devient tout à coup brûlante - investir dans Lightroom ou Aperture ?
Il est évident qu’Aperture possède aujourd'hui une plus grande maturité grâce à sa carrière plus longue. Ses fonctionnalités pour le Web et pour la micro-publication sont également plus étendues, le support bi écran et son système de sauvegarde évolué n’ont pas encore leur équivalent côté Lightroom. Une deuxième version améliorée serait d'ailleurs en préparation pour défier Lightroom sur ce marché prometteur des logiciels photo « tout en un ».
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Lightroom possède néanmoins quelques avantages face à l'aîné, qui est lui très gourmand en ressources. Vous n'avez pas besoin de changer votre ordinateur pour bénéficier de la puissance et rapidité du logiciel ; et l’achat de Lightroom vous autorise à utiliser les deux versions du logiciel, Windows et Mac, que vous pouvez installer comme bon vous semble sur deux ordinateurs de votre choix (ordinateur portable et station de travail, Mac et PC). Une intégration poussée de Lightroom aux autres logiciels d’Adobe/Macromedia sera également un argument de taille, surtout si vous travaillez déjà avec Photoshop CS 2 et Bridge.
N’oublions pas non plus leur conception ouverte aux modules externes, déjà devenue réalité pour Aperture, et bientôt pour Lightroom. Nous attendons d’ailleurs avec impatience des plug-in du style Noise Ninja, PT Lens ou Nik Color Efex, capables d’amplifier les fonctionnalités des deux logiciels ou de compenser leurs faiblesses éventuelles.
Quoi que vous décidiez, les deux logiciels « spécialistes de flux de travail » vous apporteront une approche « photographique », visuelle, ainsi que d’incontestables agréments d’utilisation.
Pour un photographe numérique novice, cette question ne se pose pas vraiment. Mais si vous possédez déjà un, voir plusieurs logiciels spécialisés pour cataloguer et développer vos fichiers RAW, vous vous demandez certainement comment insérer Lightroom dans votre flux de travail habituel – Lightroom est, tout comme Aperture, tellement universel qu’il vise à remplacer certains logiciels de votre trousse d’outils informatique ! Au sein de la famille Adobe, le rôle de Lightroom est pour le moins ambigu. Se substituant au couple Bridge/Camera Raw, il n’a aucune ambition de détrôner Photoshop - qui reste incontournable pour sa conversion CMJN, son espace Lab, ses calques et masques, ainsi que ses nombreux filtres. Si vous possédez I View Media Pro et un logiciel de conversion performant (Capture One , Bibble, Capture NX, DPP…), vous seriez confronté à un choix plutôt difficile – je vous invite de télécharger une version d’essai de Lightroom pour évaluer vos besoins (et envies) réels… Une chose est sure : Lightroom possède des arguments de poids pour devenir un leader dans cette classe de logiciels photo !
Systèmes d’exploitation et configuration minimale :
Windows XP SP2, Pentium IV, 1Go de RAM ou davantage conseillés.
Macintosh Mac OS 10.4 ou plus récent, processeurs G4 ou G5, Intel Core Duo à fréquence d’horloge de 1GHz ou davantage, 1 Go de RAM ou plus conseillés.
Appareils photo reconnus : tous les appareils pris en charge par Camera Raw.
Tarif : 199 € TTC pendant trois mois, 299 € TTC par la suite.